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La légitime défense : ce que permet ou non la self-défense

Que vous soyez pratiquant de self-défense ou non, cette vidéo va vous servir ! Jérémie Blanc illustre la légitime défense avec quelques mises en situation typiques de la self-défense.

D'abord, qu'est-ce que la légitime défense ?

La légitime défense est autorisée par la loi, dans l'article 122-5 du code pénal, lorsque les conditions suivantes sont réunies lorsque :

  • une personne, soi-même ou autrui, subit une atteinte...
  • ... injustifiée, c'est-à-dire sans motif légitime, contraire au droit, et...
  • actuelle, ou imminente, sur le point de se réaliser et bien entendu...
  • réelle, comprenons par là qu'il faut que l’attaque existe de manière certaine.

Déjà, il faut bien comprendre qu'une crainte subjective ne suffit pas. La jurisprudence admet cependant que des éléments trompeurs peuvent justifier une légitime défense putative, par exemple des insultes et menaces ne sont pas des agressions nécessitants une défense physique.

Dans quel cadre pouvez-vous vous défendre ?

Que ce soit la personne agréssée ou une autre personne, elle peut accomplir un acte de défense :

  • nécessaire : la personne atteinte n’a aucun moyen de se soustraire du danger
  • simultanée : immédiat par rapport à l’atteinte
  • proportionnée : les moyens de défense employés doivent être en rapport avec la gravité de l’atteinte

 

De ces trois points, retenez par exemple qu'on ne doit pas agir par vengeance ou dans le but de stopper l'agresseur en fuite, comme Jérémie Blanc vous le montre dans sa vidéo. En effet, sur une simple poussée, il sera difficilement justifiable de rouer de coups le ou les agresseurs. A contrario, si j'arrive à justifier une atteinte à ma vie, je peux riposter de manière violente.

Il est vraiment difficile d'appliquer ces principes en conditions réelles de part la rapidité de l'action, et de la difficulté inhérente au stress à faire travailler le cerveau pour traiter ces paramètres en temps réel.

D'où l'intérêt de privilégier l'apaisement, la négociation ou la fuite pour éviter le combat au maximum, et faire face au mieux à la justice et aux témoins. Le cas échéant, il faut s'entraîner à une méthode de combat privilégiant des ripostes non létales qui marquent le moins possible physiquement le(s) agresseurs(s), et le décrochage rapide de la situation. Dans tous les cas, s'il y a des poursuites judiciaires, il faudra justifier chacun de vos actes (vous, vo(s) avocat(s) et les témoins éventuels). Notre crédo ? Rester en vie et la meilleure des vies possible ! L'Académie des arts de combat vous propose des stages de self-défense tout au long de l'année, en plus des cours hebdomadaires en club, pour vous former et pratiquer.